Le beauf est de sortie

Non, non, rassurez-vous! Je ne parle pas de mon mari chéri. En réalité, il s’agit du gros lourdaud que nous avons tous côtoyé au moins une fois dans notre vie et qui nous donne l’envie de s’enfuir en courant lorsqu’il nous gratifie de sa présence.

Le blaireau dont je vous parle aujourd’hui, est celui qui a gâché une des rares occasions de passer un petit moment en tête à tête avec mon amoureux. Pourtant nous en avions rêvé de ce moment à deux, sans les filles. Histoire de ne pas oublier que nous sommes un couple avant d’être des parents.

Tout avait bien commencé: une petite pizzéria tenue par de vrais italiens, des produits frais et de grande qualité, un cadre tamisé. Ne manquait plus que le violon.

Malheureusement, il est arrivé. Installé à la table à côté de la nôtre, alors que nous commencions l’apéritif, nous avons vite compris que les réjouissances étaient terminées. Notre beauf avait le verbe haut et la bouche pleine de poncifs, maintes fois ressassés par les piliers de comptoir. Il parlait tellement fort, que l’on ne s’entendait plus parler. Ajoutez à cela un racisme et un sexisme affichés sans aucune gène, ce type était une véritable purge.

Je crois n’avoir jamais mangé aussi vite une pizza de ma vie. Je n’espérais qu’une seule chose: sortir de ce restaurant. Croyez-moi, j’ai eu pitié du couple qui s’est installé juste après nous à nôtre place.

le beauf