Balade dans le Couserans

Follow my blog with Bloglovin

Les vacances se terminent demain et je résume l’une de nos dernières balades de cet été. D’autres sont à venir et je les glisserai de mon blog, histoire de faire une petite cure de soleil quand il n’y en aura pas.

Dans la continuité du Comminges, nous avons passé un petit weekend dans ce coin d’Ariège se nommant le Couserans. Cette balade n’est qu’un aperçu succinct de ce terroir montagneux. Jusqu’à présent, je ne prenais pas forcément des photos en allant chez Beau-Papa et Belle-Maman, même s’ils ont toujours eu à cœur de partager avec moi leur attachement pour cet endroit. Ces nombreuses balades m’auraient-elles donné l’envie de devenir de reporter?

Le Marché de Saint-Girons

Mes beaux-parents habitent non loin de Saint-Girons. Une jolie commune ariégeoise souffrant malheureusement de la désindustrialisation de la région. Chaque samedi a lieu un grand marché qui vaut largement le détour. Le nombre d’étales et la variété des produits fait son succès depuis des années. Son histoire est tout aussi intéressante. En remontant dans le temps, le marché de Saint-Girons était plus ou moins moribond. Les marchants se faisaient rares comme les clients. Puis, avec l’implantations des Néos-Ruraux à Massat (à 30km de Saint-Girons), c’est tout une communauté de cultivateurs-éleveurs bio qui peu à peu fait renaître ce rendez-vous hebdomadaire. Les marchands classiques ont rejoint le mouvement finissant de donner de l’ampleur à ce beau marché.

La Vallée de Bethmale

Bethmale est l’une des nombreuses vallées qui composent le Couserans. Les routes montagneuses sont bordées de nombreuses prairies, lacs et forêts, parfois ponctuées de villages pittoresques. On y trouve de très bons restaurants servant de la cuisine locale. L’un d’eux, à Arrien en Bethmale, possède même une salle où sont exposés des costumes traditionnels du Couserans, avec leurs sabots à la forme si étrange.

Les Maures envahirent le Midi de la France et surtout les Pyrénées au IXème siècle. Ils occupèrent la vallée de Bethmale sous la conduite de leur chef « Boabdil ». Le fils du chef s’éprit de la plus jolie fille du val. Elle s’appelait « Esclarlys », ce qui signifie « teint de lys sur fond de lumière ». Esclarlys était déjà fiancée au pâtre chasseur d’isards « Darnert ». Ce dernier s’était retranché dans la montagne avec ses compagnons pour organiser une vengeance.

sabots de BethmaleDarnert déracina deux noyers dont la base formait un angle droit avec les racines. A l’aide d’une hache et d’un couteau, il tailla et creusa une paire de sabots (esclops) ayant la forme d’un croissant de lune avec une longue pointe effilée comme un dard. Puis un jour, les pâtres, Darnert à leur tête, firent retentir les « hillets » et livrèrent un rude combat d’où ils sortirent vainqueurs. Puis ils défilèrent dans le village. Darnert, chaussant ses sabots à longues pointes, avait accroché le coeur de la bethmalaise infidèle à gauche et celui du Maure à droite.

Depuis ce temps-là, le soir de Noël, le fiancé offre à sa fiancée une paire se sabots à longues pointes, habillés de cuir et richement décorés de pointes dorées dessinant un coeur (sur le dessus du sabot). Il offre aussi une quenouille rouge et un fuseau, le tout fabriqué avec tout son amour — plus la pointe des sabots est longue, plus l’amour est ardent. En retour, la fiancée lui offre un tricot en laine brodé de velours et une bourse empanachée de rubans, de paillettes ou de jais.

http://www.ariege.com/decouvrir-ariege/autrefois-en-ariege/sabots-de-bethmale

Aret

Le petit village d’Aret possède d’ailleurs sa saboterie, malheureusement fermée au moment de notre passage. Les maisons du village ont été rénovées avec beaucoup de goût et font de cet endroit un véritable bijou.

Comme dans de nombreux lieux de montagnes, les sources et fontaines sont légions. Le plus grand plaisir de ma petite dernière est de regarder au fond, de compter les pièces lorsqu’il y en a et de plonger les mains dans l’eau froide.

En redescendant vers Castillon, les jolis sites ne manquent pas et nous nous sommes arrêtés à quelques occasions pour prendre des photos.

Castillon

Le dimanche où nous sommes allés à Castillon avait lieu la brocante annuelle. Du beau temps, une belle vue, des maisons typiques: c’était l’endroit idéal pour passer un bon moment.

Et quand le hasard fait bien les choses, il réunit dans le même stand le symbole de ma passion avec celui de mon mari. La machine à coudre a finalement rejoint mon atelier et trône  fièrement sur le haut de mon étagère.

20160724_152226

http://www.pays-couserans.fr/

http://www.ariegepyrenees.com/